« INDEPENDANCE DAY : RESURGENCE » de Roland Emmerich

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L’argument :
20 ans après les événements du premier film, les humains ont intégré la technologie extraterrestre en utilisant les restes des vaisseaux aliens. Ils disposent désormais de nouveaux engins et de nouvelles armes digne de Star wars. Ça tombe bien car les belliqueux E.T sont de retour et entendent bien réussir là oû ils avaient autrefois lamentablement échoué !

Ce qu’en a pensé Mr M :

L’avantage (et l’inconvenient) de ce film c’est que personne ne sera surpris par cette nouvelle mouture ! Qui a vu le précédent opus saura exactement à quoi s’attendre. Ce brave Roland Emmerich (alias Monsieur Films catastrophes) reprend exactement le même cahier des charges qu’en 1996 : des effets visuels époustouflants, des cascades, des poursuites et des explosions dans tous les sens… Bref c’est la fameuse claque visuelle (mais vu le budget on en attendait pas moins). Au niveau de l’histoire, circulez il n’y a rien à voir, le scénario tient sur un timbre poste (comme le précédent donc).
Concernant les acteurs c’est, là aussi, Waterloo morne plaine tous les personnages sont d’une fadeur et d’une platitude accablante. Même Jeff Goldblum est en roue libre n’assurant que le minimum syndical. On notera cependant la présence incongrue de Charlotte Gainsbourg au casting ! On ne peut pas dire que son rôle soit transcendant ni même primordial, mais elle assure néanmoins sa partie et tire plutôt bien son épingle du jeu.
Quoi qu’il en soit on l’aura compris de cette distribution les personnages centraux sont les extraterrestres eux même ! Pour le coup on les voit bien plus que dans le premier oû ils étaient finalement plus suggérés que réellement montrés.

Le seul élément qui m’aura réellement étonné dans ce blockbuster préfabriqué et prédigéré est le rôle primordial tenu par le gouvernement Chinois ! Mine de rien à ma connaissance c’est le deuxième film à gros budget oû la Chine est mise à l’honneur. Précédemment dans « Seul sur Mars » de Riddley Scott, le sauvetage de Matt Damon n’était rendu possible que grâce au programme spatial Chinois. De même dans le film d’Emmerich le commandant de la base lunaire est Chinois et sa fille (qui tient un des rôles principaux) se met au garde à vous devant le drapeau rouge ! Inimaginable il y a de cela quelques années dans une grosse production Américaine ! Ceci dit ne soyons pas naïf, ceci n’indique en rien l’ouverture des États Unis sur le reste du monde mais simplement un discret cirage de pompe aux nouveaux financiers du cinéma Hollywoodien : Les Chinois !

Au final rien de bien nouveau sous le soleil avec ce blockbuster SF, ceux qui ont aimé le précédent aimeront celui-ci, ceux qui l’ont détesté …euh…n’iront pas voir le nouveau car ils auront mieux à faire. Pour les autres , ils mettront leurs cerveaux sur arrêt devant ce grand spectacle distrayant, tout en regrettant que le film soit un poil mollasson.

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« CONJURING 2 Le cas Enfield » de James Wan

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L’argument :

Ed et Lorraine Warren, les Murder & Scully de l’horreur, partent pour une nouvelle mission en pays exotique : ils sont appelés au chevet d’une famille victime d’un esprit frappeur… à Londres ! A peine remis de leur exorcisme d’Amityville (qui a profondément ébranlé Lorraine) les époux Warren sont contactés par le clergé pour déterminer si la famille Anglaise habite bien dans une maison hantée, ou s’il s’agit d’un canular…

D’une simple mission d’observation le voyage va se transformer en une véritable épreuve de force où la foi du couple d’exorciste sera mise à mal…

Ce qu’en a pensé Mr M. :

Le premier Conjuring avait été une vraie bonne surprise me concernant. La série des « Saws » avait transformé son auteur, James Wan, en grand prêtre de l’horreur bon marché et sa franchise suivante « Insidious » n’avait pas vraiment relevé le niveau, bien qu’étant parfaitement rentable (difficile d’effrayer avec une grand-mère gothique comme monstre principale !).

Spécialiste du frisson teen-ager, je n’imaginais pas vraiment pouvoir être surpris (et encore moins effrayé) par le nouveau projet du réalisateur… et pourtant ! Créativité, émotion et bien sûr frissons étaient au rendez-vous ! Après son coup d’éclat de 2013 le réalisateur avait promis de ne plus retravailler dans l’horreur préférant se consacrer à des franchises plus lucratives comme « Fast & furious 7 » (difficile de ne pas rire). Revenant sur sa parole pour des raisons qui sont les siennes, le père Wan s’est donc fendu cette année d’un nouveau Conjuring ! A t-il eu raison ? Rien n’est moins sûr…

Pour commencer par le positif, je dirais que la mise en scène est toujours aussi soignée, chaque plan réserve son lot d’inventivité et de belles trouvailles. La science du cadre du réalisateur est manifeste et il parvient à créer l’angoisse à partir d’images très simples. Sur la première moitié du film la caméra de Wan toujours en mouvement favorise l’hors-champ pour nous forcer à imaginer les choses plus qu’à réellement les voir. Sa méthode « traditionnelle » (comprenez exempte de toutes images de synthèses) donne l’impression de trucages à l’ancienne parfaitement réussis et de bon aloi ! Le tout servi par une musique et des bruitages parfaitement assortis : simples mais efficaces.

De plus avoir choisi une maison de banlieue Londonienne comme cadre touche au trait de génie. Cette « horreur de proximité » par son réalisme et sa banalité devient bien plus effrayante que tous les châteaux Transylvaniens ! Le frisson est plus près de l’os en quelque sorte.

Mais hélas tout ce bel édifice se casse la figure à partir du moment où le revenant nous est clairement montré ! « Ah c’est ça la source de leur frayeur ? Hum le vieil alcoolo est encore moins effrayant que la mémé gothique d’Insidious » ai-je rigolé sous cape pendant la projection…

Le film est clairement redondant et n’apportera pas grand chose de nouveau par rapport au précédent opus. De fait on sursaute nettement moins que pour le premier chapitre et les effets sont très répétitifs pour qui est familier du réalisateur.

De plus on sent bien que pour éviter de ressembler à un « simple » épisode d’X-files des efforts ont été fait pour « personnaliser » l’histoire. Un mini psychodrame a été rajouté dans le couple pour créer un enjeu personnel mais il sonne étonnement faux.

Je ne veux pas spoiler le film mais cette histoire de double possession ne convaincra pas grand monde et paraitra bien ridicule dans sa conclusion.

On restera finalement à la porte de cette maison hantée sans jamais vraiment monter dans le train fantôme. Le réalisateur affirme une fois de plus sa maitrise de la beauté formelle, mais hélas cette beauté restera bien vaine…

Dommage d’avoir favorisé la forme au détriment du fond.

« TARZAN » de David Yates

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L’argument : L’action se passe après la fin de l’histoire que nous connaissons tous : un bébé orphelin recueilli et élevé par une guenon (ici une maman gorille) qui finira par devenir le roi des animaux avec son cri tonitruant « OOoooOOOyyyoOOyyyyoOOO !!! » (Bon je sais au niveau onomatopée c’est moyen, mais bon vous avez compris l’idée générale).

L’histoire commence donc des années plus tard, Tarzan et sa Jane ont regagné l’Angleterre et ont repris leur statut de Lord et Lordette Greystoke.

Là-dessus le roi des Belges (que personne ne rigole) les invite à regagner leur Congo natal pour faire un état des lieux de l’esclavage en Afrique. John Clayton (alias Tarzan) accepte, mauvaise idée, en fait c’est un piège et Jane ne tardera pas à être prise en otage d’une sourde machination made-in Belgium…

Ce que Mr M. en a pensé : La première chose qui vient à l’esprit en sortant de la salle est « mais quel est l’intérêt de ce film ? ». S’il n’est pas laid à proprement dit il n’a en tous cas rien d’inoubliable.

Certes le parti pris, de créer une suite plutôt qu’une N-ième adaptation littérale du roman d’Edgar Rice Burrough est une bonne idée (Tim Burton est parti du même principe pour faire son « Alice au pays des merveilles »). Cependant le choix du tout numérique parait d’office contestable. Leur jungle entièrement reconstruite en studio n’est pas toujours convaincante. Si les gorilles sont par contre aussi réussis que ceux du remake de « La Planète des singes », je n’en dirais hélas pas autant des décors. La jungle fait toc et sent plus la 3D que l’humidité et les moustiques !

Ensuite le casting, lui aussi, laisse perplexe. Certes Christopher Walz est toujours excellent mais son personnage manque un peu de charisme (un comble pour un acteur aussi brillant). Margot Robbie (Jane la Tarzane) peine à renouveler le rôle de la demoiselle en détresse, alors qu’elle est supposée être une forte, reine des singes, les poils en moins. On se demande un peu ce que Samuel L. Jackson vient faire là, mise à part pour ajouter une touche comique au film. Pour finir il y a Tarzan lui-même, interprété par Alexander Johan Skarsgård. Il est sans doute bon acteur par ailleurs mais a un côté trop bellâtre pour être vraiment crédible. (Il est d’ailleurs amusant de voir un gorille en train d’épouiller l’acteur alors qu’il est … épilé et imberbe !)

Mais sans conteste le plus gros problème du film reste son scénario ! Mélanger colonialisme, esclavagisme et guerre d’influence géopolitique est une bonne idée au départ, mais le résultat n’est pas très probant, un peu confus et en tous cas ne s’intègre pas très harmonieusement à l’histoire de Tarzan.

Au final le film suit le cahier des charges de tout blockbuster : sacrifier le réalisme et la finesse au spectaculaire.

Cependant le bilan n’est pas totalement négatif, le résultat reste un spectacle distrayant, de ceux que l’on peut regarder un samedi soir le cerveau sur arrêt et du popcorn dans la bouche. Une relecture honorable mais rien de plus.

Petit clin d’œil pour finir, le cri de l’homme singe ressemble à s’y méprendre à celui de son ainé, Johnny Weissmuller, le premier (et meilleur ?) seigneur des singes ! Et Christopher Waltz de s’étonner « Tiens je ne l’imaginais pas comme ça » !

 

« THE WITCH » de Robert Eggers

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L’argument : En 1630 dans l’encore sauvage Nouvelle-Angleterre, William sa femme et ses 5 enfants quittent leur colonie la jugeant trop permissive. La vision intégriste de la religion faisait de la famille des parias, ils choisissent donc l’exil.

Ils s’installent dans une chaumière à l’orée d’une forêt. Hélas pour eux la disparition mystérieuse de leur nouveau-né et leurs récoltes soudainement désastreuses vont progressivement faire sombrer la famille dans la paranoïa et les monter les uns contre les autres…

L’avis de Mr M : Le moins que l’on puisse dire c’est que si vous attendez à voir un Nième film d’horreur vous allez être surpris ! Le réalisateur prenant soins d’éviter tous les poncifs du genre (par exemple, fait rarissime, les Jump-scares sont quasi absents du film ! Alors que dans l’horreur bas de gamme il y en a un toutes les deux minutes). Quant aux effets spéciaux ils sont minimalistes (à part pour la scène finale) et n’ont comme fonction première que de servir l’histoire. Tout le contraire de la plus part des films fantastiques où l’histoire ne sert que de prétexte à une avalanche d’effets spéciaux (bonjour Independance day 2).

Ainsi donc le film est avant tout contemplatif (on a nettement l’impression d’admirer une toile de Vermeer sur grand écran) et l’accent est mis sur l’ambiance angoissante. Les « longueurs » (relatives) du film sont nécessaires à la montée de l’angoisse dans un lent crescendo aussi étrange que malsain.

Ce huis clos version fondamentalisme religieux (le péché n’a pas sa place dans cette famille où le moindre écart est impensable) est claustrophobie à souhait. La sorcière (car sorcière il y a) arrive en totale contradiction avec les préceptes de la famille puisqu’elle symbolise par certain côté l’éveil à la sexualité que chacun des colons s’évertuent à refouler. Ainsi l’ainé des enfants recevra son premier baiser interdit au fond de la forêt des lèvres même de la sorcière (à noter qu’il s’agit vraiment du premier baiser du jeune acteur ! Il s’en rappellera sans doute longtemps de celui-là). Baiser mortel il va sans dire, puisqu’il agonisera dans des râles orgasmiques se croyant caressé par le christ ! C’est sain tout ça.

Le casting est, quant à lui, parfaitement exceptionnel, avec une mention particulière pour Ralph Ineson (en figure patriarcale impressionnante) et la toute jeune Anya Taylor-Joy parfaite dans son rôle tiraillée par l’absolu de la religion et des besoins de son corps.

Au final The Witch est un film ensorcelant au sens premier du terme, qui outre un spectacle distrayant offre aussi plusieurs niveaux de lecture. De la frayeur et de la réflexion.

Une excellente surprise.

ANOHNI en concert à la Philarmonie de Paris le 4 Juillet 2016

Anohni Performs In Berlin

Le Vengeur masqué frappe encore !

 

Chère Anohni (anciennement Antony & the Johnsons),

Je dois te dire quelque chose. Je t’ai déjà vu en concert trois fois par le passé et à chaque fois j’ai été autant enchanté que transporté par tes ambiances rêveuses et mélancoliques. Si je devais faire un Top 10 de mes meilleurs souvenirs de concert, ton nom y figurerait en très bonne place à coup sûr !

En ce qui concerne tes albums studio je dois avouer avoir un peu décroché, je trouve que tu as tourné le dos (délibérément je suppose) à la pop tourmentée et habitée qui a fait ta gloire pour te tourner vers les rivages de l’expérimentation un peu trop pesante à mon goût. J’ai continué d’acheter tes disques poliment, comme on continue d’aller voir quelques aïeuls que l’on trouve finalement un peu chiant.

Ton « Crying light » paru en 2009 était encore très largement honorable, par contre avec « Swanlights » l’année suivante tu t’étais clairement fourvoyée à mon sens. Quoi qu’il en soit même sur cet album je trouvais encore quelques traits de génie éparses, même si dans l’ensemble c’était un peu moins réussi (tout en restant à 100 coudée au-dessus de ce que l’on peut entendre à la radio ou à la télé – mettons les choses en perspective).

Et puis voilà que cette année tu nous sors un nouvel album grandiose, où tu as retrouvé ta splendeur de naguère ! Certes tu as dit au revoir à tes comparses, les Johnsons, après avoir rencontré de nouveaux copains de jeux. Le son de l’album est plus électro oui, mais vu que les instruments samplés sont des pianos ou des violons, nous ne sommes pas vraiment en terre étrangère ! Avec ce disque en même temps que ton changement de nom et de sexe tu as su évoluer sans te trahir. Un petit bijou de pop noir ton disque est pour moi l’un des albums de l’année !

C’est dire à quel point j’attendais ton prochain concert à Paris ! Pour ton retour dans la capitale tu as choisi la nouvelle Philharmonie fraichement terminée. J’ai découvert ce lieu pour l’occasion. Que dire de son architecture, si ce n’est qu’elle ne laissera personne indifférent ? Si le but recherché était l’originalité, l’objectif est largement atteint, quant à l’esthétisme c’est une autre affaire…

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Etrange…

 

Un petit côté Gaudi en fer par forcément désagréable mais qui vieillira probablement très mal. Un peu comme le Centre Pompidou a pu incarner le comble de la modernité à sa création, mais qui n’est plus qu’un amas de tôles hideux et ringard de nos jours. Il y a fort à parier que tout le monde trouvera ce truc affreux d’ici quelques années (déjà que de nos jours la moitié des gens le trouve déjà abominable, tu vois le problème…).

Mais bon pourquoi pas, on ne vient pas voir une salle mais un artiste, alors là ou ailleurs… Admettons.

 

Bon là-dessus, ma Anohni je sais bien que c’est la crise du disque, que les gens (ces salauds) n’achètent plus de disque et que ton blé tu te le fais pendant tes tournées, mais est-ce bien raisonnable de pratiquer des tarifs aussi prohibitifs ? 70€ au premier balcon et plus cher si tu te rapproches de la scène… Tu n’as pas l’impression de t’adresser un public très aisé mon lapin ? Bon certes il faut financer ton appart New Yorkais ainsi que tes opérations, mais bon…

Quoi qu’il en soit quand on aime on ne compte pas, j’ai donc cassé mon plan épargne pour voir ton concert. Histoire de fêter dignement l’événement je me prends une petite bière au bar de la Philharmonie. Je me dirige vers ma place quand l’ouvreuse m’explique qu’on ne peut pas boire dans la salle rapport au parquet tout neuf qu’il ne faut pas saloper ni rien… (ok je mets mes patins aussi). Bon je me la descends d’un trait (la bière pas l’ouvreuse) et vais m’assoir.

Le spectacle commence par un film de 18 minutes ou Naomi Campbell danse au ralenti sur un electro ambiant vaguement hypnotique. Une fois sa danse minimaliste (elle ne s’est pas foulée) achevée les lumières s’éteignent et le concert commence.

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Une salle tout en courbe et Naomi Campbell tout en os sur l’écran

 

Bon dès le début ça sent l’embrouille, sur scène trône un escalier encadré de deux plans inclinés et sur chaque côté deux gars penchés sur leur PC et leur Mac font semblant de jouer (pour ce que je peux en juger ils pourraient tout aussi bien être occupé à jouer à Tetris, plutôt qu’à envoyer des boucles musicales, cela ne ferait guère de différence).

Et de fait l’interprétation du morceau est très similaire à celle du disque. Déjà on sent poindre l’arnaque à la Portishead : des versions live tellement identiques à celles du studio que l’on a l’impression de voir le groupe faire du play back sur scène !

Ta voix finit par arriver, toujours aussi miraculeuse, intacte, puissante, incroyable et bouleversante… Bon évidemment tu es cachée derrière l’écran et tu n’en sortiras (difficilement) qu’au deuxième morceau ! Tu sais en France on a un proverbe qui dit « les plaisanteries les plus courtes sont meilleures » alors chanter derrière un écran avec deux gus qui bidouillent leur ordinateur c’est drôle 30 secondes mais tout un morceau c’est assez moyen.

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Entre Nazgul blanc et Burqua, Anohni sort de l’ombre !

 

Bon finalement tu apparais d’en dessous de l’écran vêtu de ce qui ressemble à une djellaba en soie blanche. Sous ta capuche tu portes un voile noir opaque qui te couvre ton visage. Pendant la totalité du concert tu resteras intégralement voilée ! Est-ce par solidarité avec les femmes contraintes de porter la Burqa que tu t’es déguisée à ton tour en cafard ? Sans réponse.

Ma chère Anohni je te rappelle qu’il y a déjà des gus à coté de toi qui se contentent de passer ton disque, des filles en gros plan au derrière toi qui font semblant de chanter à ta place, toi cachée derrière ton masque… euh il y a-t-il quelqu’un sur scène qui ne fasse pas semblant ? Il y a t-il quelqu’un qui fasse vraiment quelque chose ?? Etait-ce vraiment toi derrière ce voile, ou as-tu envoyé un double obèse pour assurer ton playback ? Sans réponse non plus.

Qui a pu te convaincre que cette chorégraphie redondante dès le 2éme morceau serait l’ultime happening hype ? Que reste-t-il de la grâce des concerts d’autre fois ? Des prestations presque organiques à base de cordes et de piano à l’envoutante sensualité, qu’en reste-t-il ? Un déballage froid et ridicule, aussi sexy qu’un rayonnage de filets de morues et de poulpes baveux dans une poissonnerie !

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Oui moi aussi j’ai pleuré pendant ce concert, mais pas de bonheur.

 

Impossible pour moi d’être transporté par cette prestation froide et cérébrale plus toc que réellement arty. Quelle tristesse de te voir te limiter à chanter en karaoké tes morceaux les plus récents (quasi aucun morceau des Johnsons au programme).

Au bout de 70 minutes les lumières se rallument et le générique des participants du concert défile. Le public fait clapclap et tu reviens, toujours voilée, en bord de scène pour prononcer les premiers et derniers mots du concerts « Paris you are wonderful » et hop tu te casses !

Pas la peine d’espérer de rappel (sans doute tes copains les bidouilleurs se sont-ils embrouillés dans leurs bandes) à 70€ les 70 minutes je te laisse faire le calcul, le tarif est plus que rentable à la minute. Tu as trouvé là un bon business ma Nana-honni !

J’ai rarement été aussi déçu après un concert, sans doute en attendais-je trop après ton lyrisme passé pour me contenter d’un karaoké « sympa »…

Ton dernier single s’intitule « 4 degrees » tes concerts sont désormais bien plus froid que cela. Bienvenue dans l’âge de glace.

Signé : Mister (very) Malcontent

« ROOM » de Lenny Abrahamson

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Quel choc ! Je dois avouer être aller voir ce film sans réel entrain, la bande annonce m’ayant fait craindre une comédie mélo et un peu tarte (un film à Oscar quoi). Qu’elle ne fut pas ma surprise de constater qu’il n’en était rien !

Impossible de raconter l’histoire sans spoiler le film, disons simplement que la 1ère moitié du film se passe entre quatre murs. Une jeune femme et son jeune fils y passent leurs journées sans qu’on ne comprenne pourquoi. La raison de leur présence dans ce huis clos infernal nous sera dévoilée au fur et à mesure.

Alors certes la prestation de Brie Larson (la mère) est tout simplement époustouflante mais je retiendrais surtout le rôle du gamin, Jacob Tremblay, qui est parfaitement bouleversant. Avec un naturel déconcertant il arrive à faire ressortir les nuances d’un rôle complexe. Il nous émeut sans jamais tomber dans la surenchère et le pathos. Il incarne tout simplement son personnage.

Vaguement inspiré d’un fait divers intervenu en Autriche, l’ambiance du film est claustrophobique autant qu’inquiétante mais les rapports mère-fils sont néanmoins touchants et intrigants.

La réalisation de Lenny Abrahamson s’adapte parfaitement à l’étroitesse du lieu. Des trésors d’inventivité sont déployés dans ses prises de vues. Un monde miniature est retranscrit a l’écran mettant en valeur l’intimité des rapports filiaux.

Puis arrive la deuxième partie ou l’enfant (puis la mère) découvrent le monde extérieur. Liberté qui ne sera pas forcément synonyme de soulagement pour eux puisque la perception du temps et de l’espace réel font finalement regretter à l’enfant la chambre sans fenêtre dans laquelle il a grandit. Décor sans témoin de sa relation fusionnelle et exclusive avec sa mère.

Après avoir vu ce film vous resterez vous aussi longtemps prisonnier du charme vénéneux de cette Room vraiment pas comme les autres !

18/20

JESSICA 93 en concert au Café de la danse

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Premier concert depuis des lustres me concernant, c’est donc avec plaisir et impatience que j’ai renoué avec l’atmosphère survoltée des scènes Parisiennes.

En l’occurrence mes retrouvailles nocturnes eurent lieu au Café de la danse le 4 mars 2016 avec un concert organisé par le label Teenage Ménopause Records (ça c’est du nom ! Et du reste, il faut bien le dire, toute la soirée sera une spéciale nom pourri !)

Le premier groupe à ouvrir le bal fut Mountain bike (nom pourri vous dis-je) un groupe de Bruxelles (« une ville en Belgique » dixit le chanteur). Un sympathique groupe de rock garage, qui s’il n’a rien inventé, a le mérite d’assurer le show. Bien construit, fun et efficace. Le groupe quoi qu’un peu statique occupe bien la scène. Le batteur rote bruyamment histoire de détendre l’atmosphère et de marquer le territoire. Le chanteur fait des blagues de haut vol « En venant on se demandait si on dansait au Café de la danse » et le guitariste de répondre « apparemment pas ». Bref s’il ne met pas complétement le public dans sa poche, le groupe aura au moins intrigué la plus part des gens présents. Reste à voir si la joyeuse bande saura transformer l’essai en studio…

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Vient ensuite le tour du duo Franco-Allemand Violence conjugale (nom pourri suite). Alors là les choses se compliquent un peu… Je n’ai aucun souvenir de la raison pour laquelle j’avais acheté leur premier album éponyme (sorti en 2012 sur leur label précédent, Born bad records) mais je me souviens par contre très bien de la raison pour laquelle je l’ai revendu après deux écoutes seulement ! Synthé Bontempi, boite à rythme kitsch et textes guindés autant que surjoués… à trop vouloir reconstituer le son eighties façon « Des jeunes gens modernes » le groupe ne m’avait pas convaincu du tout. En allant au concert je me demandais si la scène arriverait à transcender le minimalisme de leur musique et par là même me faire changer d’avis sur le groupe… La réponse est non !

Le clavier est le premier a arriver sur scène avec de magnifiques bas de contention sur mini short (la grande classe) suivi de prés par le chanteur barbu vêtu d’un superbe poncho doré clinquant. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’au niveau look le groupe envoie du bois. Je n’en dirais pas forcément autant de la musique qui, si elle joue avec un second degré assumé, m’évoquera hélas un peu trop Partenaires particuliers ou bien Les Inconnus (en moins drôle quand même) … D’entrée de jeu le chanteur prévient « Bon on a sorti un nouvel album, mais il n’y aura pas de nouveau titre ce soir ». Très post moderne comme plan de promotion ! Bravo les gars !

Me concernant les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, je me suis donc barré à la moitié de leur set m’en jeter une du côté du bar et faire un tour au merchandising. Le temps de constater que Jessica 93 a sorti spécialement pour l’événement sa reprise du morceau de The Cure « Pornography », mais uniquement en version cassette ! Mince de quoi me faire regretter de ne plus avoir de lecteur depuis belle lurette… Qu’à cela ne tienne cette version est facilement trouvable sur le net donc tant pis pour le format physique.

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Vient donc le tour des stars de la soirée à savoir Jessica 93 (nom pourri suite et fin). Précédemment le chanteur, Geoffroy Laporte, assurait les concerts tout seul comme un grand, à base de superposition de bandes, de pédales d’effet et de boite à rythmes préenregistrés. Quelle ne fut pas ma surprise de voir débouler deux autres musiciens pour l’accompagner ! Le fait est que le groupe en version trio gagne en puissance ce qu’il perd en originalité. La boite à rythme (Doctor avalanche ?) sert de lien avec leur première période.

Si le chanteur de Gagny ne cache pas son admiration pour les groupes Grunge (Nirvana en tête) il a manifestement plus de mal avec son héritage Gothico-Cold wave. Comme il le déclarait il y a quelques mois en interview : « Pour Jessica 93, j’ai simplement suivi mon instinct et mon goût, puisque je n’avais plus à faire de compromis : la distorsion sur la basse façon grunge, les guitares aiguës à la Steve Albini, la boîte à rythmes qui sonne comme une grosse batterie. J’ai assemblé ça comme ça, et quand à la fin on m’a dit que ça sonnait hyper cold wave, moi qui n’ai jamais trop écouté ça, j’étais le premier étonné ». Mince ! Tel Monsieur Jourdain, Geoffroy faisait du Goth sans le savoir !

Quoi qu’il en soit son admiration pour le groupe de Seatle ressort bien plus au niveau visuel que musical : le chanteur cultive un peu un look à la Kurt Cobain avec ses cheveux mi long et gras, son pull crados et son jean déchiré. Même le jeu de scène y fait un peu penser… Pour ce qui concerne le son on pense immanquablement aux Sisters of Mercy (la boite à rythme y est sans doute pour beaucoup) et bien sur à Cure période trilogie glacée.

L’atmosphère est aussi plombée que glacée. Le chant de Geoffroy est caverneux à souhait et à peu près indéchiffrable (il marmonne du fond de sa crypte). La basse est entêtée et crache ses lourdes boucles de riffs. La guitare quant à elle égrène ses cascades de réverbe hypnotiques…

La limite du genre est que tous les morceaux finissent un peu par se ressembler, mais qu’importe, l’ambiance est là et l’atmosphère aussi. On y plonge avec délice.

Le groupe conclura son concert par une reprise inattendue et fort réussie des Stone roses « I wanna be adored ».

Je pense que le groupe est bien parti pour !

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« LA CHUTE DE LONDRES » de Babak Najafi

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« London has fallen » est la suite de « Olympus has fallen » (« La chute de la Maison blanche » de par chez nous). Il n’est pas utile d’avoir vu ce dernier pour comprendre ce premier. Du reste le port du cerveau est lui aussi optionnel pour saisir toute les « subtilités » de cette histoire.

Après le décès du premier ministre Anglais, les dirigeants du monde entier affluent à Londres pour assister à ses obsèques. C’est le moment que choisit une organisation terroriste internationale pour lancer une attaque sur la perfide Albion !

Il va sans dire que les dignitaires de tous les pays tombent tous comme des mouches… tous sauf un ! Et oui le président Américain en bon leader du monde libre échappe aux balles grâce à son super garde du corps (Gérard Butler qui ferait passer John McClane pour une lavette timorée et Rambo pour un Woody Allen anorexique). Sale coup pour les terroristes vu qu’ils n’ont mis en place toute cette boucherie que dans l’unique but de capturer le président Américain et le décapiter en direct sur youtube !

S’en suivra un jeu du chat et de la souris entre le garde du corps et les barbus qui prendra tout le film.  (Je ne vous dis pas qui gagne à la fin, mais si vous avez déjà vu un film d’action made in Holywood ces 30 dernières années vous connaissez déjà la réponse…)

Les 15 premières minutes instaurent le minimum syndical de psychologie nécessaire au film : le garde du corps va avoir un enfant et se demande s’il ne changerait pas de taf dans foulée, tout ça tout ça… Mais bon passé ces préliminaires d’usage c’est parti pour 1h30 d’action non stop : ça péte dans tous les sens (avec des trucages parfois un peu approximatifs) morts violentes à gogo, tortures gratuites, chasse à l’homme façon « Call of duty » et flot d’hémoglobine… Bref le cahier des charges habituels est rempli, à l’ouest rien de nouveau, et après tout pourquoi pas ? Le film pourrait s’appréhender comme une N-iéme série B, idiote mais distrayante. Ce ne sera hélas pas le cas…

Tout d’abord on nous explique que la sécurité Anglaise est une véritable passoire (ce qui est logique car ils ne sont pas Américain) et que manifestement les civils aussi bien que les dirigeants Européens ne sont que des figurants à la solde du gendarme du monde. Bon ok ils crèvent tous mais bon on s’en fout, l’honneur des US est sauf !

Paranoïa de l’oncle Sam oblige l’Europe est représentée comme un territoire dangereux et hostile où le terrorisme a infiltré la police (mais pas l’armée, parce que bon il ne faut pas déconner quand même). Bref l’incapacité et l’incompétence des autorités locales va obliger Gérard Butler à faire le travail lui-même !

Ensuite, et c’est bien là le plus dérangeant, la morale du film est totalement floue et glauque. Le film justifie allégrement la torture gratuite (Le bodyguard découpe en morceau le frère du leader des terroristes, le président lui demande « était-ce nécessaire ? » et l’autre de répondre « Non ». Rire dans la salle). Morgan Freeman dans son discours final justifie allégrement le droit d’ingérence des Etats Unis … au nom de l’intérêt général ! (« Ces cons sont pas foutu de se débrouiller tout seul faut dire »). Et surtout bombarder une population pour atteindre une poignée de terroriste semble être une chose parfaitement normale. Tellement normale qu’il n’est même pas utile de la relever…

Faire un film sur le terrorisme si peu de temps après les attaques de Paris aurait pu constituer une bonne idée , voir même permettre de mélanger action et réflexion. Il n’en sera hélas rien. Le film ne sert que de prétexte à la violence gratuite avec une histoire ouvertement rétrograde et réac, le tout baignant dans une démarche de propagande grotesque.

Un film parfaitement répugnant.

04/20

« THE REVENANT » de Alejandro Gonzalez Inarritu

film revenant2

Au fond de l’ouest sauvage Hugh Glass est éclaireur pour une troupe de trappeurs. Malheureusement son groupe est attaqué par des indiens belliqueux. Seul une poignée d’entre eux parvient à s’enfuir, dont Glass et son fils.

Dans leur fuite Hugh est grièvement blessé par un grizzly et laissé pour mort par ses équipiers.

Seulement mû par sa volonté et sa fureur (faut dire que voir son fils se faire trucider par ses soi-disant amis à de quoi énerver) il va parcourir des centaines de kilomètres dans un état effroyable pour accomplir sa terrible vengeance !

Le scénario est simple (simpliste ?) et n’est pas sans évoquer d’autres Survival movies… « Rambo chez les indiens » diront les mauvaises langues ! Rien ne peut tuer Glass, pas plus un ours déchainé, qu’une tribu d’indiens homicidaires, ni même des mercenaires sanguinaires… Ce n’est plus Rambo c’est presque Terminator ! (sans Sarah Connor)

Quoi qu’il en soit on comprend vite que l’intérêt principal du film ne réside pas dans la subtilité de son scénario. Il faut bien plutôt le chercher dans sa réalisation hors du commun et dans le jeu  incroyable des acteurs (notamment le désormais oscarisé Leonardo, mais également, Tom Hardy ou Will Poulter…)

Concernant la réalisation Alejandro Gonzalez Inarritu continu de creuser le sillon de son film précédent : la plupart des scènes sont filmées en gros plans (même et surtout) les scènes d’action ! Comment s’y prend t-il pour donner une idée globale de l’action en se focalisant sur un visage ? Cela reste un vrai mystère ! ça s’appelle le talent je pense.

La caméra est tellement rapprochée qu’à plusieurs reprises la respiration de DiCaprio la couvre de buée !

Le film est mené tambour battant à un rythme effréné. Bien que durant quasi 2h40 on ne voit absolument pas passer le temps. Il faut dire qu’entre les paysages absolument splendides et les déchainements de violences subites qui couvrent littéralement l’écran de sang on a tout simplement pas le temps de s’ennuyer !

Prenant un peu le contrepied de « Birdman » et son coté peu trop cérébrale le réalisateur, bien que gardant toute sa technique, s’adonne à la plus féroce des animalités. Une souffrance presqu’intolérable et une violence aussi bien physique que mentale.

« The revenant » est une expérience dont on ne sort pas tout à fait indemne.

2016 l’année de tous les chefs d’œuvre .

 

« DEADPOOL » de Tim Miller

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Ainsi donc voici le phénomène supposé être le plus subversif et irrévérencieux des films de super-héros… Compte tenu que Deadpool n’a jamais été mon personnage préféré depuis sa création dans les pages de New mutants en 1991 par le gros Rob Liefeld (alias le plus mauvais dessinateur du monde) j’avais quand même un doute…

Initialement Deadpool était un « méchant » unilatéral, un parmi tant d’autres, avant de se transformer en antihéros au fur et à mesure des années. Si le personnage a gagné en épaisseur il n’a pour autant jamais éveillé le moindre intérêt en moi… Alors qu’allait donner l’adaptation au cinéma ?

Bon l’histoire tout d’abord : L’ancien militaire des forces spéciale Wade Wilson est devenu mercenaire. Il rencontre l’âme sœur en la personne de Vanessa. Ils auraient pu filer le parfait amour mais pas de bol Wade apprend qu’il est atteint du cancer ! Il est contacté par une mystérieuse organisation qui lui propose de le guérir de sa maladie et de lui donner des superpouvoirs. Il accepte mais hélas c’est un marché de dupe puisque le traitement va le transformer en monstre. A partir de là il n’aura qu’une seule idée en tête : se venger des auteurs de sa métamorphose…

Vous l’aurez compris s’il y a une originalité quelque part elle n’est certainement pas au niveau du scénario ! Les seules spécificités que l’on peut trouver au film résident dans la violence crue et le langage particulièrement fleuri de Deadpool. (Et encore, même dans ce domaine le film marche clairement sur les traces de « Kick ass » qui était déjà plus extrême et plus surprenant que « Dé de poule »)

Sans doute les Américains habitués au discours policé du film de Super-héros considéreront cette approche comme révolutionnaire. Mais les tous les autres y verront plutôt un discours régressif avec des blagues ouvertement caca-pipi.

J’aurais envie de dire le régressif pourquoi pas, les Nuls en leur temps ont fait des sketches désopilant dans ce genre. Cela peut être ponctuellement très drôle mais cela devient ennuyeux quand on y a systématiquement recourt comme seul ressort comique…

Deadpool s’adresse régulièrement à la caméra (le fameux 4éme mur) tout comme il le fait dans le comics, ce qui est une bonne idée en soi, mais une fois encore le coté récurent de la chose annihile l’effet de surprise. Trop de comique de répétition, tue le comique de répétition.

Au final on est bien loin de la révolution annoncée par la publicité tapageuse, n’en déduisons pas pour autant que ce film est totalement mauvais. Quelques scènes sont même très réussies et parfois même très drôles (« Euh c’est une grande école ici, comment se fait-il que je ne croise uniquement que les 2 même X-Men ? Le budget de la production ne peut pas se permettre plus ? ») 

Mais vouloir impérativement glisser une référence geek toutes les minutes se révèle particulièrement usant à la longue.

Sans être un total échec, le film n’est pas non plus une franche réussite. Distrayant disons.

La scène post-générique annonce un Deadpool 2 avec Cable cette fois-ci.  Ce sera sans moi je pense.

11/20